Incompréhension

Une jeune étudiante gabonaise de 19 ans jetée sans sommation en prison en Tunisie

Une jeune étudiante gabonaise de 19 ans jetée sans sommation en prison en Tunisie
Une jeune étudiante gabonaise de 19 ans jetée sans sommation en prison en Tunisie © 2021 D.R./Info241

C’est la consternation et la colère depuis près d’une semaine dans la communauté gabonaise de Tunisie. Une jeune étudiante de 19 ans, Walvina Fransca Tonda Issoughi, a été arrêtée puis jetée en prison pour avoir eu sa carte de séjour expirée de quelques jours. Ce, alors que la loi tunisienne accorde un délai supplémentaire d’un mois aux étudiants étrangers pour renouveler le précieux document. Son jugement est prévu par la justice tunisienne pour ce 25 octobre.

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Alors que ses proches sont sans nouvelles depuis samedi dernier, les efforts conjugués de l’ambassade du Gabon et de l’Association des étudiants et stagiaires gabonais en Tunisie (AESGT) ont enfin porté leurs fruits hier. Après des recherches dans plusieurs commissariats de police de la ville de Sousse où avait été arrêtée l’étudiante, Walvina Fransca Tonda Issoughi séjourne donc depuis ce lundi à la prison civile des femmes de Manouba, près de la capitale tunisienne.

Selon le procès verbal de son arrestation, l’étudiante gabonaise a été écrouée pour n’avoir pas renouvelé à temps sa carte de séjour. Tant bien même que la loi tunisienne accorde aux étrangers une marge d’un mois supplémentaire pour le faire en raison de leur statut d’étudiant. Une disposition qu’a semblé ignorer les autorités judiciaires locales pour le cas de cette compatriote en 2e année génie logicielle à l’École supérieure polytechnique internationale privée de Sfax.

« J’étais abattu par cette décision, car si on s’en tient à cela, c’est que tous les étudiants étrangers qui n’ont pas encore renouvelé leurs titres de séjour sont passibles d’arrestation », a déploré jeudi Junior Bouassa Ngounga, président de l’AESGT. Face à cette situation, l’ambassade du Gabon en Tunisie a promis saisir un avocat dès ce mardi pour défendre cette compatriote en raison de nombreux jours fériés dans le pays. Les frais d’avocats resteront à la charge de la famille, ont précisé les autorités consulaires.

Une affaire qui vient entacher les dessous de l’accueil des étudiants étrangers en Tunisie et les nombreuses tracasseries auxquelles ils font face. Surtout que ces étudiants se plaignent d’actes discriminatoires commis notamment les forces de police et la corruption qui les gangrènerait. Vivement que notre compatriote soit sortie au plus vite de cette prison car sa place n’y est pas et ne se justifie pas.

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