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Racket policier : les taximans de Port-Gentil menacent d’entrer en grève si rien n’est fait !

Racket policier : les taximans de Port-Gentil menacent d’entrer en grève si rien n’est fait !
Racket policier : les taximans de Port-Gentil menacent d’entrer en grève si rien n’est fait ! © 2022 D.R./Info241

Après une première grève en mars dernier qui avait paralysé la ville de Port-Gentil (Ogooué-Maritime), les taximans sont toujours restés sur leur faim malgré les engagements pris par le gouverneur de province de faire cesser le racket policier. Dénonçant des engagements non tenus, la Fédération gabonaise des syndicats des transports et assimilés (FEGASTA) menace à nouveau d’une nouvelle grève générale illimitée dans une semaine.

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Albert Bernard Bongo Essono, le président de la FEGASTA après son passage à la Libreville à la radio nationale il y a quelques jours où il n’a pas manqué d’interpeller les plus hautes autorités de la place à prendre leurs responsabilités face au problème de racket orchestré par les forces de l’ordre, envisage de mener une grève générale illimitée à Port-Gentil dans les tous prochains jours.

Des engagements non-tenus

« Lorsque nous avions tenu notre dernière réunion, elle a été consignée par un procès verbal acté par un huissier de justice. J’ai remis cela au gouverneur et aux ayants droits. Et à ce jour, rien n’est respecté. Et ça me frustre vraiment », indique le président de la FEGASTA joint au téléphone par la rédaction d’Info241. Cette tempête qui approche sur le sol de la capitale économique gabonaise, n’est plus très loin.

Dans une note d’information envoyée à la base de la FEGASTA basée à Port-Gentil, le mouvement syndical a dénoncé le non-respect des recommandations faites lors des dernières négociations. Mais surtout, au racket régulier effectué par les agents de la police et de la gendarmerie dans des espaces réduits. Un trop plein qui n’a de cesse de durer.

Retour à la case grève

« Maintenant comme ils n’obéissent pas, nous allons rentrer dans une grève générale illimitée. Là, seuls le président de la République ou le Premier ministre vont devoir intervenir. Sinon, rien ne sera fonctionnel. La guerre est déclarée ! », a prévenu Albert Bernard Bongo Essono, le leader de la FEGASTA. Si leurs revendications ne trouvent pas un écho favorable d’ici la fin de la semaine prochaine, les habitants de Port-Gentil vont devoir battre le bitume pour vaquer à leurs occupations.

Selon lui, cette grève sera résolue si et seulement si, Rose Christiane Ossouka Raponda et Ali Bongo Ondimba interviennent. Car trop c’est trop ! éJe leur donne une semaine et rien d’autre", précise-t-il. Il faut dire que courant mars dernier, la capitale économique du pays avait été paralysée pendant dix jours par la FEGASTA. Va-t-on vers un nouveau bras de fer ? La question reste ouverte.

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