Abus du Pouvoir

MOGABO, une cellule de propagande méprisant le devoir de réserve et l’esprit Républicain

MOGABO, une cellule de propagande méprisant le devoir de réserve et l’esprit Républicain
Photos Anne-Marie Dworaczek Bendome © 2015 D.R./Info241

Les membres du gouvernement Gabonais, de la présidence et du sénat, et autres affidés du Mouvement gabonais pour Ali Bongo Ondimba (MOGABO) ont entamé pour la 4e semaine consécutive leur action de propagande et d’enfumage politicien à Paris. En ligne de mire, une confusion entre les missions régaliennes étatiques et celles liées à un engagement privé. Ces apparatchiks à la solde d’Ali Bongo utilisent abusivement leurs fonctions et les deniers publics du contribuable Gabonais à des fins politiques partisanes.

Moov Africa

Le « MOGABO » est un objet et instrument de propagande clairement identifié issue des méninges de quelques apparatchiks de l’actuel régime en place au Gabon afin de soutenir un règne sans fin d’Ali Bongo, qui est vraisemblablement sous la menace de plusieurs plaintes judiciaires suites à son acte de naissance polémique.

En y regardant de prêt, les membres qui composent ce MOGABO sont constitués comme nous relève un juriste spécialiste des institutions, à l’image « d’une bande de serviteurs de la cour qui pensent qui sont au-dessus des lois ». Tous ceux qui gravitent autour du pouvoir sont exemptés de respecter les lois et les règles en vigueur au Gabon, c’est bien connu des gabonais.

La loi et le respect de toutes les dispositions du code code pénal gabonais ne sont pas de leurs ressorts. Tellement imbibés d’abus de pouvoir, ils affichent sans ambages leurs étiquettes d’hommes intouchables au-dessus de toutes les réglementations juridiques républicaines. D’ailleurs, c’est une pratique courante au Gabon. Et ce, bien avant 2009. Mais, après le 16 octobre 2009, c’est pire encore, ces pratiques d’une société qui n’est pas judiciarisée se sont amplifiées. Ils n’en ont que cure, du moment que le chef de l’Etat lui-même est anticonstitutionnel, illégal.

Une vue de la peu nombreuse diaspora gabonaise de France

Lucie Milebou Aubusson, Présidente du Sénat et les ministres de l’Etat où est passé votre droit de réserve républicain ?

Du grand n’importe quoi…Que faisait Lucie Milebou Aubusson à la tribune de MOGABO à Paris ? S’interroge un citoyen interloqué très au fait des dispositions institutionnelles qui imposent à un président du Sénat, la deuxième chambre parlementaire la plus imposante à un droit de réserve scrupuleux.

La présidente du Sénat et troisième personnage de l’Etat peut-elle fouler la loi au pied sans conséquence ? Ajoute-t-il. En effet, le devoir de réserve interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque. Il s’agit d’une application du principe de neutralité du service public. Une disposition à tous les fonctionnaires de la République Gabonaise.

Le fonctionnaire, d’une part ne doit pas se servir de sa position à d’autres fins, d’autre part ne doit pas mettre en difficulté son administration. En mettant en avant comme ils le font leurs titres officiels (Ministres, Présidente du Sénat,…), le citoyen peut être tenté de croire que tous les fonctionnaires et autres placés sous leurs responsabilités sont eux aussi dans la même démarche qu’eux.

Qu’avons-nous pu constater ces jours ci concernant le « MOGABO » ? Un mélange des genres était plus que flagrant. Les troubadours venus du Gabon ont tout fait pour entretenir la confusion. Si la salle effectivement était au couleur « MOGABO », les intervenants étaient des ministres, sénatrice et n‘ont pas des membres d’un mouvement citoyen bien que politisé, c’était clair comme de l’eau de roche.

Même si, ce dernier (MOGABO), dit-on porterait le sceau d’Ali Bongo Ondimba « himself », avaient-ils pourtant le droit de procéder ainsi : des invitations portaient uniquement les titres officiels des responsables, alors qu’on disait qu’ils venaient dans le cadre d’un mouvement politique citoyen, donc à titre privé.

Il n’y avait pas lieu de mettre en avant leurs titres de fonction. De fait, pendant cette rencontre, les « Guets-stars » venus du Gabon ne faisaient pas eux-mêmes la différence entre leurs fonctions officiels, payés par le contribuable gabonais et la propagande qu’ils étaient entrain de faire.

Pour être plus précis, Pacôme Moubelet Boubeya et ses colistiers se sont présentés à l’assistance comme ministre de l’enseignement supérieur, directeur du cabinet politique du chef de l’Etat, Denise Mekamne, ministre de la communication, des relations avec les institutions constitutionnelles, porte-parole du gouvernement. Tout comme, Blaise Louembe, ministre de la jeunesse et des sport ; Désiré Guedon, ministre de l’énergie et des ressources hydrauliques, Ali Akbar Onanga Y’obegue, secrétaire général du gouvernement.

Sans oublier la présence du rossignol de la cour royale, Alain Claude Bilie By Nzé, comme conseiller politique du chef de l’Etat, porteparole de la présidence. Et enfin, la cerise sur le gâteau de cette aberration dans la confusion des genres, on a noté la présence de la nouvelle présidente du Sénat, Dr Lucie Milebou Aubusson.

Tout ça a mis « un à un » à créer un réel trouble dans la tête des personnes, la plus part des militants affidés, et d’autres curieux qui ont eu le toupet de répondre positivement à cette messe propagandiste. Ainsi dans la phase question-réponse, on ne savait plus clairement à qui on posait une question, le ministre ou le membre du MOGABO, partisan du PDG ?

Quelle est la véritable mission de cet outil de propagande ?

Un mouvement sans président, qui fait un appel du pied clairement à Ali Bongo pour qu’il en prenne la tête, comme, il est déjà le « grand camarade » au sein Parti Démocratique Gabonais. Le MOGABO va-t-il trop loin ? Que retient-on au sujet du « MOGABO« après cette rencontre ?

Le « MOGABO : n’est pas un mouvement citoyen comme ils tentent tous de le faire croire mais un mouvement de propagande politique qui veut entamer la campagne présidentielle pour le compte de leur président faussaire, en ratissant large pour le compte d’Ali Bongo Ondimba en 2016.

Les partisans du MOGABO, on note un grand nombre de chaises inoccupées

La vision ou portrait de cette équipe de la diaspora gabonaise de France : des nécessiteux, des minables, quémandeurs, coupés des vraies réalités gabonaises et qui ne savent faire qu’une chose : brailler et écrire dans les réseaux sociaux. Puisque la diaspora gabonaise en France ne vaut pas un kopeck, que sont-ils venu faire dans ce pays ?

Chers serviteurs fidèles illustres personnages qui incarnent les institutions de la République Gabonaise, à la solde d’Ali Bongo Ondimba, dites à votre futur candidat usurpateur aux élections présidentielles, qu’elles n’auront pas lieu avec un tel embrigadement, instrumentalisation des institutions de la République. A l’instar de la Cour Constitutionnel, le CENAP, le CNC et autres. Le Peuple Gabonais dans son ensemble note une contradiction, un abus du pouvoir, une utilisation des fonds publics dans votre partisane démarche.

Avec Dworaczek-Bendome

Info241 sur Whatsapp

Newsletter de Info241.com

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


Info241.com s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Si vous changez d'avis, vous pourrez vous désabonner de cette newsletter à tout moment.

Commenter l'article