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Méprisés par leur direction, les agents du Ré-Ndama dorment à la belle étoile depuis hier

Méprisés par leur direction, les agents du Ré-Ndama dorment à la belle étoile depuis hier
Méprisés par leur direction, les agents du Ré-Ndama dorment à la belle étoile depuis hier © 2021 D.R./Info241

En crise ouverte avec leur direction générale depuis plus d’un an, les agents de l’hôtel Méridien Ré-Ndama ont amorcé une nouvelle étape dans leur contestation hier. Méprisés et presque totalement ignorés par leur direction générale, ils ont décidé de dormir à la belle étoile aux abords de l’édifice qui les employait.

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Au terme de l’assemblée générale qu’ils avaient tenue le 22 mai dernier, un préavis de grève de 8 jours avait été déposé sur la table de leur direction générale installée au Radisson Blu, sis au boulevard du bord de mer de Libreville. Il devait prendre effet à compter du 25 mai, soit 3 jours plus tard.

Un agent à la belle étoile devant l’hôtel

Seulement, dans sa réponse aux deux syndicats de ses agents que sont le Syndicat des agents de l’hôtel Ré-Ndama (SAHM) et ceux du Syndicat national des agents du Walid Ré-Ndama (Syna Wali) en date du 1er juin dernier, la direction générale qui a d’ailleurs un nouveau patron, plutôt que d’apporter des réponses claires et prometteuses en des termes clairs sur les échéances qu’elle se doit de payer les droits de ces derniers, la note qui leur est adressée comporte d’une part, des annotations visant à démontrer les limites contenues dans le préavis de grève. Et d’autre part, des menaces à peine voilées à l’endroit de ces derniers.

Comme il fallait s’y attendre, la réaction des agents ne s’est pas faite attendre. Et pour attirer l’attention des plus hautes autorités qui ne semblent pas attentifs et soucieux de la résolution de ladite crise pourtant très médiatisée depuis plusieurs mois déjà, ils ont décidé de passer désormais leurs nuits à la belle étoile sur le parvis de leur hôtel.

D’autres agents en grogne, ici avant la tombée de la nuit

« L’état actuel de la trésorerie de l’hôtel Ré-Ndama qui ne lui permet plus d’assurer normalement ses charges depuis la survenue de la pandémie covid-19 », peut-on lire dans cette note. Mais qu’en est-il du règlement des droits de licenciement si tant est que la direction a préféré opter pour cette issue que de continuer à payer des charges d’un personnel qui ne lui sert plus à rien et que l’on a vite fait de sacrifier sous le fallacieux prétexte d’une lutte anti Covid qui fait curieusement plus de victimes économiques que sanitaires dans notre pays ?

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