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Présidentielle 2016

Les propositions du ROLBG pour une présidentielle gabonaise apaisée

Les propositions du ROLBG pour une présidentielle gabonaise apaisée
Une opération de vote en 2009, lors de la présidentielle © 2016 D.R./Info241

Profitant de l’actuel séjour en terres gabonaises des émissaires de l’Institut démocratique américain pour les affaires internationales (NDI), le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) a tenu, via un communiqué, à tirer la sonnette d’alarme sur la situation politique et sociale du pays à l’approche de la présidentielle. Non sans évoquer ses 16 solutions pour garantir la sincérité du scrutin.

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Un climat général délétère

Selon cette organisation de la société civile gabonaise, une « extrême tension » règne dans le pays à la veille de l’échéance capitale de 2016. Et d’indiquer que « cette situation résulte du manque de dialogue politique entre le pourvoir exécutif, l’opposition et la société civile dans toutes ses composantes, et à la crise généralisée dont les manifestations les plus visibles, sont les grèves à répétition qui affectent tous les segments du tissu social ».

Georges Mpaga, président exécutif national du ROLBG, signataire du communiqué

Avant d’ajouter que « dans ce contexte, l’élection présidentielle prochaine prévue en aout 2016, va se tenir dans un environnement sociopolitique à haut risque accentué par des fortes pressions sur l’opposition, de nombreuses menaces sur les libertés fondamentales et des procès multiples des tenants du régime actuels contre les opposants ».

Les 16 solutions du ROLBG

Le ROLBG propose pour y remédier une série de 16 mesures urgentes pour « garantir l’organisation d’une élection présidentielle inclusive, apaisée, honnête, crédible et transparente alignée sur les standards internationaux ». Celle-ci comprend :

  • L’exclusion de la cour constitutionnelle dans sa forme actuelle du processus électoral. En effet, l’ensemble des membres de ladite institution a été nommé par le PDG, parti au pouvoir depuis 49 ans. De plus, la présidente de la Cour a des liens de parenté avec Ali Bongo, chef de l’Etat en exercice. Cette dernière tombe sous le coup du conflit d’intérêt : La société civile la récuse ;
  • Le Ministère de l’intérieur étant juge et partie politiquement et idéologiquement inféodé au parti au pouvoir, n’inspire aucune confiance. Son rôle est partisan pour avoir remis la somme de 10 000 000 de FCFA, en soutien à la candidature du président sortant ;
  • Le Renforcement du mandat de la CENAP (Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente) en matière d’organisation des élections y compris la proclamation des résultats ;
  • L’implication effective de la société civile spécialisée en amont et en aval du processus électoral notamment sa présence au sein des instances de la CENAP à tous les niveaux ;
  • La finalisation de la biométrie : authentification des votants, vote biométrique ;
  • L’audit du fichier électoral ;
  • L’identification, l’immatriculation, la cartographie de l’ensemble des centres et bureaux de vote afin d’éviter l’utilisation des urnes pirates par des criminels électoraux : la mise à disposition de l’ensemble de ces informations au public ;
  • La sécurisation démocratique du vote : présence des observateurs nationaux et internationaux dans les bureaux de vote et au sein des différents centres de compilation ;
  • La mise en place des centres de compilation parallèle par la société civile ;
  • L’organisation des nuits électorales en toute sécurité dans les états majors politiques et à la société civile ;
  • La proclamation rapide des résultats au soir du vote sous la supervision de la communauté internationale (USA, UE, UA, OIF, NDI) ;
  • La condamnation de toute tentative de coup de force électoral comme la fabrication des faux résultats et la falsification des procès verbaux ;
  • Le respect des résultats sortis des urnes ;
  • La garantie par le pouvoir en place de la non interruption des communications téléphoniques et de l’internet ;
  • La neutralité politique des forces de défense et de sécurité, et leur exclusion des bureaux de vote : dans une élection démocratique à l’instar du Bénin récemment, aucune présence visible des soldats, gendarmes et policiers ne peut être tolérée. Elle ne peut se justifier ;
  • La signature d’un code de bonne conduite sous l’égide de la communauté internationale permettant d’apaiser les tensions, de créer les conditions d’une élection apaisée, libre et démocratique.

Il faut dire que le NDI qui diligente actuellement une mission pré-électorale au Gabon, est une organisation non gouvernementale qui œuvre pour le renforcement et le développement de la démocratie à travers le monde. Le NDI accorde un appui pratique aux leaders politiques et dirigeants de la société civile qui travaillent à l’établissement de valeurs et institutions démocratiques dans leurs pays.

La séance de travail entre le ROLBG et le NDI se tiendra ce mardi à Libreville. Nul doute que l’organisation de la société civile gabonaise mettra en avant ces propositions pour aplanir les doutes de transparence et la crédibilité du scrutin à venir. D’autant qu’en 2009, lors de la dernière présidentielle, trois candidats en lice s’étaient déclarés chacun vainqueur du scrutin.

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