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Les « placements », le nouveau business lucratif des jeunes filles gabonaises

Les « placements », le nouveau business lucratif des jeunes filles gabonaises
Les « placements », le nouveau business lucratif des jeunes filles gabonaises © 2021 D.R./Info241

Les rapports sexuels sont en principe le corolaire d’une relation amoureuse. Mais de loin, pas tous. En effet, les êtres humains monnayent le sexe depuis des siècles contre de l’argent ou des biens en nature. Et aujourd’hui, le commerce du sexe est devenu un marché à grand échelle, générateur de revenus considérables. Au Gabon même si personne n’en parle, la prostitution est bien présente. Et la société semble s’en accommoder avec le phénomène des « placements ».

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À l’heure où la dépravation des mœurs atteint son paroxysme, le plus vieux métier du monde a de beaux jours devant lui au Gabon. Le phénomène est monté en puissance ces derniers temps, grâce notamment aux réseaux sociaux. Ce phénomène qui prend de l’ampleur n’est tout autre que celui qu’on appelle habituellement « placement ».

Un nouveau mode de prostitution

Ce mot trouve un sens bien particulier. Car ce n’est pas seulement les placements financiers qui peuvent rapporter gros. Ici, il s’agit d’une nouvelle forme de proxénétisme dans le pays grâce notamment au numérique via des pages, comptes Facebook encore, des groupes WhatsApp. Ce placement fonctionne le plus simplement. Dans ce service du sexe, l’intéressé « le client » négocie avec le responsable du groupe pour avoir des parties de jambes en l’air contre rémunération.

Une des promotions visibles sur ces réseaux

Le tout de façon géolocalisée en fonction de la ville associée à l’exécutante. Il est mis à la disposition du client un catalogue de filles dont l’âge varie entre 16 et 40 ans, des Gabonaises pour la plupart. Elles sont classées soit par leur beauté, leurs formes ou leurs atouts sexuels. S’agissant du tarif, il varie selon les clients et peuvent atteindre la barre astronomique des 50 à 100 mille francs CFA pour le plaisir à deux ou à plusieurs.

Une activité en expansion

Le règlement s’effectue après la prestation de service en cash ou via le mobile money. Ce secteur d’activité qui tente de s’autorégulariser tant bien que mal, s’explique par le chômage qui rend les conditions de vie de certaines personnes difficiles surtout pour ces jeunes filles souvent oubliés des politiques publiques. Il faut également dire que dans ce métier sexuel, les clients se trouvent dans toutes les couches de la société.

De l’administration publique et privée gabonaise, des étudiants, élèves et même chômeurs tout le monde s’adonne à ce phénomène de proxénétisme. Le service est aussi valable pour les hommes qui cherchent les hommes ou encore, pour les femmes qui cherchent des femmes. Cette prostitution au Gabon, est une épine au pied des gouvernants puisqu’à ce jour son éradication semblerait être difficile pour les autorités.

La réaction des autorités attendue

Ce vaste champ prolifère grâce à l’arrivée des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Il reste un domaine ou même le politique n’a aucune maîtrise. Cependant, des lois condamnent cette pratique. Les contrevenants encourent une amende de 100 millions de francs CFA et 10 ans d’emprisonnement.

Toutefois, il faudrait que les gouvernants mènent des actions de sensibilisation et qu’ils mettent en exergue dans leur campagne de sensibilisation, les violences et les dangers liés à ce réseau sexuel afin que nos jeunes ne soient plus tentés par le vice de l’argent facile.

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