Sentiment anti-français

Les autorités gabonaises interdisent une marche contre la présence militaire française au Gabon

Les autorités gabonaises interdisent une marche contre la présence militaire française au Gabon
Les autorités gabonaises interdisent une marche contre la présence militaire française au Gabon © 2022 D.R./Info241

Gerard Ella Nguema, le président du Front patriotique gabonais (FPG, centre), n’aura pas finalement le droit d’organiser ce mardi, sa marche de protestation contre la présence militaire française au Gabon remontant à la période coloniale. Ainsi en a décidé le ministre gabonais de l’Intérieur, Lambert Noel Matha, qui a opposé une fin de non-recevoir à cette marche qui se voulait pourtant pacifique.

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Dans sa lettre de refus datant du 10 mai dernier, Lambert Noel Matha légitime la position des autorités gabonaises par les nombreux accords de coopération liant les deux pays. « Il me plaît de vous rappeler que le Gabon, pays souverain, a ratifié un certain nombre d’accords avec la France, notamment les accords de coopération et de défense, toutes choses dont vous saurez vous arroger la latitude de dénoncer dans le but de mettre à mal les excellents rapports qu’entretient notre pays avec la France  », a martelé le ministre.

Gerard Ella Nguema, le leader politique à l’origine de la marche "patriotique" de protestation avortée

Pour justifier sa marche de protestation anti-française, le leader du FPG avait pointé dans sa lettre adressée à l’ambassadeur de France au Gabon, ses motifs. « Ce n’est pas uniquement une question de sentiment anti-français, c’est une question de patriotisme, de défense de son pays, de sa Nation, et d’avoir de meilleures perspectives de développement parce cette situation d’asservissement, de soumission participe à pérennisation de la situation de bourgade dans laquelle notre pays se trouve », avait-il indiqué au diplomate français le 6 mai dernier.

Plutôt que de jauger le nombre de gabonais partageant son point de vue, les autorités gabonaises ont ainsi préféré jouer la carte de la prudence face à la montée sur le continent du sentiment anti-français. La marche prévue par ce leader du centre baptisée la "3e voie", prévoyait un rassemblement dès 11h ce mardi devant la base militaire française de Libreville avant le lancement de la procession vers Alibandeng. Une marche de protestation morte dans l’œuf mais qui reste un coup d’éclat pour le "patriote" Gerard Ella Nguema.

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