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La poche de sang toujours aussi chère dans le principal hôpital de Port-Gentil

La poche de sang toujours aussi chère dans le principal hôpital de Port-Gentil
Le service de banque de sang du CHR de Port-Gentil © 2021 D.R./Info241

Le sang, c’est la vie. Malgré l’existence d’une journée mondiale de don de sang « pour promouvoir le don de sang mais aussi remercier les donneurs du monde entier qui permettent de répondre aux besoins des patients et ainsi de sauver des vies », la réalité est toute autre au Gabon. Notamment à Port-Gentil où les patients de l’hôpital provincial peine à s’offrir une poche de sang, en raison de son prix élevé.

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Sauver des vies, semble devenu un mot qui ne trouve plus son sens auprès des patients en situation critique à l’hôpital régional de N’tchenguè de Port-Gentil, situé dans le quatrième arrondissement de la capitale économique. Selon des témoignages recueillis, plusieurs familles ne savent plus à quel saint se vouer du fait du prix élevé de la poche de sang en cette période de vache maigre.

Une procédure incomprise

« Vous vous rendez compte que moi, mon fils est interné aux urgences ça fait deux semaines. Chaque jour qui passe, il faut avoir deux donneurs de sang pour recevoir une poche de sang quelque soit le groupe sanguin et débourser en même temps 20.000 francs CFA par donneur qui rentrent dans les caisses de la banque de sang », s’étonne Philomène, mère de Carl Tchikaya, hospitalisé après un terrible accident de la route où il a subi une opération d’urgence qui a occasionné le retrait de son foie et d’un de ses deux reins.

La procédure d’obtention de poche de sang dans cet hôpital

Dans une note d’information antidatée et non cachetée indiquant le mode d’obtention de poches de sang, plusieurs parents la perçoive comme une arnaque financière. « C’est ahurissant de voir dans notre pays que quelqu’un se lève et fixe ses prix et tout le monde est là on regarde », regrette Guy-Roger Mandoungou, de passage pour sa deuxième dose de vaccin Covid-19 dans cette structure sanitaire.

La colère des familles

Informée du raz le bol des patients ainsi que des parents, la banque de sang soucieuse de la bonne qualité du sang, se justifie sur les examens que la structure effectue après prélèvement. « Cette somme est demandée car nous effectuons des examens bien précis comme l’examen du VIH, l’hépatite A,B et C mais également d’autres maladies virales qui coûteraient une fortune si on demandait aux patients d’aller eux-mêmes faire ça. Donc comprenez », soutient Eugenie Koumba une dame en blousse blanche.

En d’autres termes, la qualification biologique des dons de sang requiert plusieurs procédés très strictes. En effet, au moment de chaque prélèvement est recueillie une poche de sang, mais également des tubes. Ces échantillons subissent une batterie de tests virologiques et immunologiques permettant de détecter si le sang est exploitable ou non. A la moindre anomalie, la poche est écartée immédiatement. Ce qui est de bon aloi.

Sauf qu’avec ce prix, beaucoup ont du mal à joindre les deux bouts aussi bien sur le nombre de poches que reçoit le patient mais également sur la durée de l’hospitalisation. Les pouvoirs publics sont donc invités à intensifier les campagnes de sensibilisation sur la nécessité du don de sang dans les différentes villes du pays, et de réduire considérablement l’unité de ces 450 milligrammes de sang contenus dans une poche.

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