Vie des partis

La justice gabonaise refuse d’entériner le changement d’appellation de RHM en RPM !

La justice gabonaise refuse d’entériner le changement d’appellation de RHM en RPM !
Alexandre Barro Chambrier (gauche) et Michel Menga M’Essone se déchirent depuis le retour du second au gouvernement d’Ali Bongo © 2021 D.R./Info241

Le ministre d’Ali Bongo, Michel Menga M’Essone, vient de gagner une première manche contre son désormais rival Alexandre Barro Chambrier. La justice gabonaise vient de rejeter le changement d’appellation du Rassemblement héritage et modernité (RHM) revendiqué par l’ancien opposant, pour celui de Rassemblement pour la Patrie et Modernité (RPM). Une décision qui remet la balle au centre entre les deux leaders qui se disputent la paternité de cette formation politique coupée en deux en raison du ralliement de Michel Menga M’Essone au régime d’Ali Bongo.

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Le RHM ne peut se muer en RPM pour le moment, c’est l’ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal de première instance de Libreville dans ce dossier chaud. Déboutant ainsi, la requête introduite par le président du RPM, Alexandre Barro Chambrier, contre Michel Menga M’Essone, par ailleurs ministre de la Culture et des Arts. Pour la justice gabonaise, le RPM mais surtout ses élus dont se dispute les deux hommes, n’a toujours pas d’existence légale.

« Statuant par ordonnance contradictoirement, par matière civile et en premier ressort, disons que le parti politique le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité n’a pas encore d’existence juridique » peut-on en lire dans l’ordonnance judiciaire rendu le 16 avril dernier. « En conséquence, déclarons irrecevable, pour défaut de droit d’agir, l’action émise par monsieur Hugues Alexandre Barro Chambrier », conclu le document.

En clair, le RPM qui ne dispose toujours que d’un récépissé de déclaration du ministère de l’Intérieur., n’est donc officiellement pas toujours un parti politique ayant une existence légale en République gabonaise. Un argument juridique qui place les deux leaders dans l’embarras. Une lenteur administrative à imputer aux services du ministre, Lambert Matha, qui refuse toujours de légaliser ce parti d’opposition qui a pourtant pris part aux Législatives et locales de 2018 puis aux récentes sénatoriales.

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