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Ignorés, les enseignants-chercheurs gabonais exigent la démission du ministre de tutelle !

Ignorés, les enseignants-chercheurs gabonais exigent la démission du ministre de tutelle !
Les enseignants jeudi dernier devant l’Assemblée nationale © 2022 D.R./Info241

Le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) du Gabon tient ce lundi matin une énième assemblée générale devant le portail de l’Université Omar Bongo (UOB), 4 jours après celle tenue jeudi dernier. Les membres du SNEC s’étaient en effet déportés devant la représentation nationale pour solliciter l’intervention du président d’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, pour mettre fin au mutisme du ministère de l’Enseignement supérieur quant à leurs revendications.

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Le 20 janvier, à l’issue de ce passage à l’Assemblée nationale, le SNEC avait exigé la démission du ministre gabonais de l’Enseignement supérieur Patrick Mouguiama Daouda. Selon les enseignants en colère, plutôt que d’ouvrir des négociations avec les membres du SNEC en grève, la tutelle brandirait plutôt des menaces à l’endroit des enseignants qui revendiquent entre autres la régularisation de leurs situations administratives.

Les enseignants interpellant le président de l’Assemblée nationale

Dans une note n°480/MESRSTTENCFC/SG du 18 janvier, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Abdel Rahamane Baba-Moussa, demandait expressément aux recteurs et chefs d’établissements et instituts de recherche d’effectuer un contrôle lié au respect du service minimum par les enseignants grévistes, conformément aux dispositions réglementaires en la matière. Cette note qualifiée d’autoritaire, n’a pas suffit à faire peur aux enseignants du supérieur qui n’ont pas hésité à rappeler au ministère qu’aucun texte ne définit avec exactitude le service minimum.

Le SNEC a rappelé dans une réplique à la note ministérielle, que seules les activités pédagogiques sont suspendues pour raisons de grève. Les activités de recherche et d’encadrement elles, se poursuivent en toute quiétude. Dans sa réponse au ministère, les enseignants rappellent que le piquet de grève se tient de 9h à 15h. « C’est pourquoi nous considérons que les décisions du SNEC n’enfreignent aucune disposition réglementaire », a précisé Nathalie Sima Eyi, vice-présidente du SNEC. La suite c’est cette semaine. Les enseignants en grève se retrouvent en effet devant le portail de l’UOB pour un piquet de grève.

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