Justice

Gabon : Un avocat, un huissier et leur complice condamnés à 2 ans de prison pour escroquerie

Gabon : Un avocat, un huissier et leur complice condamnés à 2 ans de prison pour escroquerie
Le principal accusé de cette affaire Me Irenée Mezui © 2022 D.R./Info241

C’est le verdict rendu ce vendredi par le tribunal de Port-Gentil dans l’affaire Me Irenée Mezui contre la Société gabonaise de raffinage (SOGARA). Attendu pour mercredi, c’est finalement hier que le tribunal s’est prononcé sur cette affaire qui a tenu en haleine le barreau du Gabon face au parquet de la capitale économique gabonaise. Me Irenée Mezui, l’huissier Hubert Ranozinault et leur apprenti Gontran Nguema ont été reconnus coupables d’escroquerie et condamnés à 24 mois de prison dont 12 avec sursis.

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Fin de l’épilogue du procès de Me Irenée Mezui et de ses co-accusés. Les 3 hommes de loi qui avaient réussi à détourner 719 millions FCFA devant revenir aux anciens employés de Sodexo qui avaient eu recours à leurs lumières pour entrer dans leur droits auprès de leur ex-employeur, se sont vus floués de fort belle manière. D’où la procédure engagée contre les 3 hommes par SOGARA, sommée elle aussi par la justice d’allouer lesdits fonds à Sodexo en difficultés.

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Arrêté le 9 mars dernier, Me Irenée Mezui écope ainsi une lourde condamnation qui pourrait bien lui valoir une radiation de l’ordre des avocats. De même pour l’huissier Hubert Ranozinault, complice de l’homme en toge noire dans cette affaire à gros sous qui montre bien qu’avocats et huissiers au Gabon sont loin de tout reproche quand il s’agit d’argent. Les anciens employés de Sodexo, leurs clients, n’ayant eu que leurs yeux pour pleurer devant la roublardise de ces rompus de la chose jugée.

Les 3 escrocs ont ainsi été condamnés à régler à Sogara la bagatelle somme de 800 millions au titre des dommages et intérêts dans cette affaire rocambolesque. Les ex employés avaient souhaités être également partie civile lors de ce procès à rebondissements. Les trois malfrats s’en sortent tout de même à bon compte vu qu’ils ne passeront que le moitié de leur condamnation en prison. Ils devraient recouvrer la liberté en mars prochain sauf s’ils déposent un recours à ce jugement rendu contre eux.

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