Vie chère

Flambée des prix des denrées alimentaires au Gabon : où diable est passé le gouvernement ?

Flambée des prix des denrées alimentaires au Gabon : où diable est passé le gouvernement ?
Flambée des prix des denrées alimentaires au Gabon : où diable est passé le gouvernement ? © 2022 D.R./Info241

Alors que les produits de premières nécessités connaissent des sommets effroyables, les gabonais attendent toujours les contre-mesures des autorités. Au lieu d’actions concrètes, c’est calme plat du coté des membres du gouvernement qui ne semblent pas vivre cette inflation insuportable pour les populations qui ne savent toujours à quel saint se vouer. Un silence radio qui interpelle sur la volonté d’Ali Bongo et de son gouvernement d’améliorer les conditions de vie des gabonais.

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La belle excuse internationale

Il faut dire que bien avant la guerre en Ukraine, la crise de la Covid-19 avait déjà mis à mal les chaînes d’approvisionnement mondiales à l’origine des spéculations sur de nombreux produits de première nécessité à travers le monde. Ce qui a entraîné une hausse des coûts de logistique et de fret d’une part, et les perturbations d’autre part. Ralentissant pour ainsi dire l’offre par rapport à la demande. Conséquence : les pays africains pour ne citer que ceux-là, ont tous été déséquilibrés. C’est le cas notamment du Gabon.

Dans ce pays d’Afrique centrale de près de 2 millions d’habitants, les prix des produits de première nécessité ont flambé à une vitesse grand V. Fragilisée par une crise économique sans précédent, les populations ne savent plus comment tirer le diable par la queue pour boucler les fins de mois devenus plus difficile au fil du temps. Au marché du Grand village dans le 3e arrondissement de Port-Gentil, la déprime est perceptible sur les visages des populations.

Des ménages asphyxiés

En effet, les ménages gabonais vivent des jours pénibles. Car, le pouvoir d’achat est mis à rude épreuve en ces temps de vaches maigres. Dans un passé récent, le kilogramme de lait qui était de 1 000FCFA est passé à 1 700 FCFA, soit une augmentation de 700 FCFA. Même une petite tasse de café dans la rue est à 200 FCFA. Ne parlons pas de la coiffure masculine qui vaut en ce moment 700 FCFA.

Une vue du prix de la boite sardines sans un étal

Pire, le bidon d’huile qui était à 4 500 FCFA est passé à 6500 FCFA voire 10 500 CFA dans d’autres boutiques. La boîte de sardines passe de 250 FCFA à 500 FCFA. Le constat alarmant est que le bâton de manioc se vend désormais à 1 000 FCFA désormais. Pour avoir 4 tomates, il faut débourser 1 000 FCFA et pour un piment 100 FCFA... Face à cette montée vertigineuse des prix des produits de base, les gabonais ont les yeux qui tournent sur les étals des marchés.

Des prix à la hausse sans frein

« Je suis venue avec 5 000 FCFA au marché. Je n’arrive pas à acheter de quoi manger en famille. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Chez les Libanais, c’est la catastrophe. Les articles valent les yeux de la tête. Les prix ne font qu’augmenter et c’est nous qui souffrons », déplore fermement Félicitée Bouandou rencontrée à Port-Gentil par les reporters d’Info241.

La bouteille d’huile connait une inflation hors pair

En effet, chez les commerçants libanais ou chinois considérés comme étant les plus grands distributeurs de volailles dans le pays, la viande et le poisson surgelé importé sont à des prix élevés. Le kilo de poisson et de la viande sont respectivement au prix de 3 500 et 3 000 FCFA. Pour les détaillants, le problème proviendrait de chez les grossistes qui seraient à l’origine de la vie chère au Gabon.

Un gouvernement impuissant

« Moi je pense que tout est de leur faute. Car, la réglementation des prix au Gabon n’est pas respectée à la lettre dans notre pays. Chacun fait ce qu’il veut. C’est déplorable », se lamente Francis Mougnama Koumba un agent public à la retraite. Pourquoi la Direction générale de la consommation et de la concurrence pourtant voie officielle en la matière, n’est toujours monté au créneau pour y mettre un frein ? Est-elle complice de ces agissements qui pénalisent le citoyen ? Quid du gouvernement qui ne semble pas vivre cette réalité ?

La Première ministre très absente sur le terrain du panier de la ménagère

La réalité est là, le pouvoir d’achat des gabonais se réduit chaque jour qui passe. Et malgré le fait que cette flambée des prix diminue drastiquement le pouvoir d’achat des gabonais, elle conduit à un effet domino. En d’autres termes, ce sont tous les secteurs d’activités qui sont contraints de s’accommoder à ce rythme inflationnel. En somme, il est vrai que le phénomène n’est pas nouveau, mais celui-ci n’a de cesse de prendre ces derniers temps, des propensions qui s’apparentent à une escroquerie.

Ali Bongo et le gouvernement Ossouka Raponda sont ainsi appelé à agir le plus vite possible. Au lieu de parler de plan d’accélération de la transformation dont les fruits ne sont que verbaux, il faudrait que les autorités prennent sur elles de faire son travail régalien : prendre soin et protéger les gabonais d’une inflation galopante et non contrôlée. Sous d’autres cieux, une telle insouciance des autorités auraient déjà conduit à des mouvements de contestations aux conséquences incalculables.

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