Mal logement

Sans logement, des enseignants contraints de squatter une école depuis 5 ans à Port-Gentil !

Sans logement, des enseignants contraints de squatter une école depuis 5 ans à Port-Gentil !
Sans logement, des enseignants contraints de squatter une école depuis 5 ans à Port-Gentil ! © 2021 D.R./Info241

Le problème du mal logement a la dent dure au Gabon malgré les promesses des autorités d’en construire pour y loger notamment des fonctionnaires. Voilà déjà près de cinq années que quatre salles de classe ont été transformées habitation par y loger des familles d’enseignants à l’école publique de la Cité sise à Port-Gentil (Ogooué-Maritime).

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Située dans le premier arrondissement, plus exactement derrière le lycée Josep Ambourouet Avaro dit lycée d’État, à la ruelle Joseph Ambenga, l’école publique de la Cité section primaire est en proie à un envahissement humain depuis plusieurs années. En effet, quatre salles de classe ont été aménagées par des enseignants pour y vivre dans cette structure éducative et ce, depuis quasiment cinq bonnes années déjà.

Une situation qui perdure

Il ressort selon d’indiscrétions, que ces familles ont élu domicile dans cette entité scolaire tout simplement par manque de logements et de moyens. Mais surtout parce que leurs responsables pédagogiques ne les auraient pas trouvé un toit où poser la tête après leur mutation. Conséquence, le nombre d’élèves devant être accueilli est réduit de facto, les toilettes réquisitionnées et le nombre d’élèves augmente dans d’autres salles.

« Oh ils sont là depuis longtemps. Chaque année on vit avec ceux là. Leur situation est devenue si normale qu’on a oublié que le nombre de salles de classe a été réduit », nous relate Franck Mavoungou, un des voisins des squatteurs. Il faut dire que les causes de l’échec du système éducatif gabonais au primaire et au secondaire sont d’abord la faible performance d’encadrement ou de structures d’accueil en quantité et en qualité pour les élèves se traduisant par des effectifs pléthoriques.

Les pouvoirs publics interpelés

Et ce cas en est une parfaite illustration. « Si déjà ces salles sont occupées par les enseignants pour y vivre, les apprenants qui sont censés les occuper pour être éduqués ne bénéficient pas de ça. On va se retrouver dans d’autres cieux où certaines classes seront en surpopulation », conclue Éric Matombi, citoyen lambda vivant derrière le lycée d’État.

Une situation qui remet en cause la situation de logements des enseignants envoyés pour transmettre le savoir, loin de leur zone habitable et surtout de leur famille. Tout compte fait, le gouvernement qui dans ses vastes projets de construction d’écoles à travers le pays, devrait un temps soit peu penser à y construire également des maisons d’astreinte pour les enseignants. Ce qui valoriserait la fonction enseignante dans notre pays le Gabon.

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