Coopération judiciaire

Détention des frères Alihanga : la France demande des comptes à la justice gabonaise

Détention des frères Alihanga : la France demande des comptes à la justice gabonaise
L’un des deux frères jetés, Brice Laccruche Alihanga, jeté en prison en décembre 2019 © 2021 D.R./Info241

Alors qu’ils continuent de clamer leur innocence pour les faits de corruption en bande organisée qui leur sont reprochés par la justice gabonaise, Brice et Gregory Laccruche Alihanga multiplient les actions contre leur détention « arbitraire ». Pour obliger Libreville à montrer patte blanche, la justice française a ordonné cette semaine une commission rogatoire internationale sur le dossier « en béton » que détiendrait la justice gabonaise contre les deux franco-gabonais tombés en disgrâce.

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Va-t-on assister à un bras de fer judiciaire entre Libreville et Paris ? La question pourrait être posée dans les prochains jours au regard des coups de pression que subit la justice gabonaise dans cette affaire aux relents diplomatiques. Après avoir incarcérés les deux franco-gabonais, grands serviteurs du régime Bongo, la justice gabonaise peine pourtant à faire la lumière sur la nature des charges ayant conduit l’ancien directeur de cabinet présidentiel et l’ex maire d’Akanda en prison.

Les deux frères, ici au centre, alors au sommet de la pyramide du régime Bongo

Avec cette commission rogatoire internationale délivrée par la France, les autorités gabonaises qui ont signé de nombreux accords de coopérations judiciaires, sont tenues de communiquer sur les prétentions ayant conduit à l’arrestation des deux ex enfants chéris du régime. Une perspective qui ne les enchante pas particulièrement. La justice gabonaise en effet, selon les avocats des prévenus, d’entretenir le flou complet sur les éléments à charge dans ces affaires qui seraient plus politique que judiciaire.

Rappelons que les frères Laccruche Alihanga arrêtés fin 2019, sont poursuivis pour des malversations financières présumées, doublées de complicité de détournements de fonds en bande organisée. De lourds griefs qui avaient conduit à leur mise en détention préventive à la prison centrale de Libreville voilà plus de 17 mois. Leurs avocats n’ont eu de cesse de dénoncer de nombreuses vices de forme et des violations des droits de la défense, démenties à leur tour par les autorités judiciaires gabonaises.

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