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Crise au Ré-Ndama : le personnel en détresse sera fixé sur son sort ce 16 avril !

Crise au Ré-Ndama : le personnel en détresse sera fixé sur son sort ce 16 avril !
Les représentants du personnel face à la presse vendredi dernier © 2021 D.R./Info241

En crise avec leur direction depuis leur mise forcée en chômage technique l’an dernier pour cause de Covid-19, le personnel de l’hôtel Ré-Ndama sera « définitivement fixé » ce vendredi 16 avril prochain sur leur avenir. C’est du moins ce à quoi auront débouchées les négociations entreprises avec différentes parties depuis qu’ils avaient assiégé le hall du Radisson Blu il y a deux semaines.

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À la faveur d’une assemblée générale tenue vendredi dernier à l’esplanade du méridien Ré-Ndama, Gaétan Ngaba, le secrétaire général du syndicat qui les réunit et par ailleurs délégué du personnel ainsi désabusé depuis plus plusieurs mois et son bureau ont tenu à annoncer à leurs collègues ce qu’il en résulte des tractations avec la tutelle d’une part, du ministère de l’Economie, de l’Inspection provinciale du travail ainsi que de la direction de leur employeur de l’autre.

Une vue des agents au cours de cette assemblée générale

Reprenant l’ensemble des étapes et circuits qu’ont pris les négociations entreprises par son équipe pour rencontrer tous les ministères impliqués dans la gestion de ce dossier, Gaétan Ngaba et les siens ont fait preuve de pédagogie et surtout de transparence dans les démarches qu’ils mènent au nom de tous leurs collègues. C’est ainsi que tour à tour, ils se sont relayés devant une centaine de membres concernés par cette préoccupante situation qui a déjà coûté la vie à 3 des leurs.

Comme principal point à retenir de tout ce circuit qui a parfois permis des échanges très vifs pendant les entrevues, selon les rapporteurs, il faut retenir que la date du 16 avril prochain reste celle charnière avancée par les Indiens qui seraient désormais propriétaires de l’hôtel Ré-Ndama pour une « solution claire et définitive » de leur situation. Pour en arriver à cette conclusion, durs auront été les échanges. Entre le ministère de l’Economie et la direction de l’entreprise, il aura fallu l’implication de Félix Onkéa, qui aurait promis son implication personnelle et particulière sur ce dossier et en qui les agents grévistes ont dit toute leur confiance.

En attendant cette date, ces derniers qui avaient déjà suspendu leur mouvement de grève, entendent néanmoins reprendre leurs activités dès le 15 du mois en cours. Ne serait-ce qu’à titre symbolique. Vu que rien ne tourne au sein de cet hôtel qui n’a d’hôtel actuellement que le bâtiment qui l’abrite. Cela, souhaitent-ils, le faire "pour être en conformité avec les textes et lois en vigueur dans le domaine du Code du travail. Nous avons respecté toutes les étapes jusqu’ici. Du coup, il nous faut donc respecter in fine le délai prévu par la mesure qui nous a mis en chômage technique", a déclaré le représentant du personnel.

"Celui-ci courait du 14 octobre au 14 avril prochain. Donc, le 15, comme si de rien n’était, on revient au boulot. Dès cet instant, nous serons totalement en phase avec le gouvernement qui constatera de lui-même ses propres incohérences. Mais qu’à cela ne tienne, le 16, tous nous serons fixés sur notre sort. Soit on continuera sur de nouvelles bases, soit la nouvelle direction nous payera nos droits de bons et loyaux services. Et on se quittera en bons termes pour que chacun de nous puisse réorienter sa vie professionnelle ou sociale comme il le souhaite. Mais dans tout cela, nous exigeons d’abord le payement de nos arriérés d’allocations de chômage technique des mois de février et de mars qui nous sont encore dus", a conclu Gaetan Ngaba.


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