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Aïsha Yamav : « L’on gagnerait à alléger les restrictions liées au Covid-19 qui impactent le secteur culturel »

Aïsha Yamav : « L’on gagnerait à alléger les restrictions liées au Covid-19 qui impactent le secteur culturel »
Aïsha Yamav, artiste, comédienne et enseignante gabonaise © 2020 D.R./Info241

Le secteur culturel gabonais est profondément touché par la pandémie de coronavirus. La rédaction d’Info241 a rencontré la comédienne Aïsha Yamav, très engagée ces derniers jours pour des causes telles que les violences faites aux femmes et pour apporter un noël aux enfants démunis. La comédienne revient sur ses activités et sa passion pour le 7e art.

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Vous êtes Édith dans la série culte de la franco-gabonaise Samantha Biffot "Parents : mode d’emploi" et à l’état civil Aïsha Yamav. Votre carrière de comédienne parle d’elle-même. Bonjour Aïsha Yamav et merci d’être l’invitée de la rédaction d’Info241.

Aïsha Yamav artiste, comédienne et enseignante. Comment arrivez-vous à concilier toutes ces activités ? Comment avez-vous eu le virus de comédienne ?

Aïsha Yamav : Je travaille tous les jours d’arrache-pied. Je m’implique du mieux impossible dans mes activités. Quand je n’ai pas école, je travaille sur ma carrière artistique ou sur mes autres occupations avec ma formidable équipe. Tout est question d’organisation, nous avons des plans de travail pré- établi. Je sais ce que je dois faire, quand je dois le faire, à quel moment je dois le faire et comment. J’ai été mordu par la passion de la comédie bien avant « Parents : mode d’emploi  ».

En tant que femme artiste, comédienne surtout au niveau du Gabon, quelles sont les difficultés auxquelles vous devez faire face, si difficultés y a ?

Aïsha Yamav : Je pense que je rencontre les mêmes difficultés que tous les acteurs culturels, les difficultés de vivre de son art, celles d’être confrontée à la dévalorisation de son talent parce qu’on est une femme ou parce qu’on n’a pas fait une école de théâtre comme certains.

Comment se porte le secteur de l’art et de la culture au Gabon, surtout en ces temps de Covid-19 ?

Aïsha Yamav : Il est certain qu’il y’a beaucoup de difficultés liées à la pandémie, comme pour tous les secteurs d’activités. Je ne vous apprends rien. Mais on espère que les choses redémarrent bientôt. je pense que l’on gagnerait à alléger les restrictions liées à la pandémie du Coronavirus qui malheureusement impactent l’organisation des événements liés au secteur culturel.

Vous avez lancé une campagne "16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre", un événement international qui a démarré le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et qui s’est achevée récemment le 10 décembre. On vous a beaucoup vu sur les réseaux à travers des vidéos de sensibilisation. Qu’est ce qui explique un tel engagement ?

Aïsha Yamav : J’ai toujours été engagée contre les violences faites aux femmes. Enfant, j’ai été témoin de violences faites à des femmes. Je me suis toujours insurgée contre ce type d’agissement. J’ai juste profité de ma petite notoriété pour enfin crier haut et fort ce que je pense.

On vous a récemment vu au lancement officiel du réseau Femmes Actives Du Gabon. Votre présence n’est pas passée inaperçue. Comment percevez-vous la femme gabonaise d’aujourd’hui ?

Aïsha Yamav : Je définirais la femme gabonaise, comme une femme dynamique et engagée.

Vous avez le cœur à la main, on le voit à travers vos actions. Vous êtes l’ambassadrice cette année de la 2e édition de "Noël pour plusieurs". De quoi s’agit-il concrètement ? Parlez-nous de cet évènement.

Aïsha Yamav : En ma qualité de mère, je milite également pour les causes qui touchent les enfants. J’ai souhaité donner de ma personne à cet événement organisé par l’association Golden Life dans sa 2e édition afin de promouvoir la solidarité citoyenne, de participer à l’épanouissement socioéducatif des enfants et des et des jeunes de cet établissement.

L’événement se fera sur deux principales journées, la première journée de loisirs durant laquelle les enfants vont jouer, s’amuser et partager un goûter et être édifié sur les droits de l’enfant. La deuxième, s’articulera principalement sur la distribution des dons, des différents dons qui seront récoltés par l’association Golden Life pour donner un sourire aux enfants.

Aïsha Yamav, un mot à l’endroit de la femme gabonaise et à l’endroit de cette jeunesse gabonaise qui vous suit ?

Aïsha Yamav : J’appelle la femme gabonaise à redoubler d’effort dans l’éducation de la jeunesse qui malheureusement s’égare un tout petit peu. De même, je l’invite à croire en elle, en ses passions. Quant aux jeunes, je leur dirai de travailler dur à la planification d’un futur meilleur.

Propos recueillis par BBO

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